Je suis nul en géographie. C’est souvent le dernier camembert que je gagne au Trivial Poursuit. J’ai pensé pendant des années que Ottawa était au Japon. Au grand damne de l’Education Nationale qui ne me l’a jamais pardonné au baccalauréat (et pourtant c’était la seule matière que j’avais révisée).
Nonobstant ce handicap, certes majeur pour ce qui va suivre, je voudrais aborder la question du Tibet.
Le Tibet est devenu ces dernières semaines un symbole. Pourtant, ce combat pour son indépendance n’est pas nouveau : on a vu de nombreuses stars comme Bono co-organiser des concerts de soutien au peuple tibétain. Jeux Olympiques obligent, le Tibet mène pour l’instant au score à l’international même si le revers de la médaille, maculé de sang, a un goût bien amer.
Que faire ? Faut il exiger des autorités chinoises qu’elles tuent, mais avec modération, comme pour ne pas abuser des bonnes choses ? Manger, Bouger… Tuer ?
La réponse de Nicolas Sarkozy me parait cependant adapté. Plutôt que de déclarer le boycott définitif, graduer sa réponse en fonction de l’attitude des répresseurs, garder de la latitude pour garder le dialogue avec Pékin ouvert. On respecte le jeu diplomatique. De toute façon, le régime pourrira. Il a déjà les portes qui s’ouvrent. La propriété devient privée. La démocratie est inéluctable, ce dernier combat est un baroud d’honneur. De la part des indépendantistes aussi.
Les bons sentiments ont été dégainé, passons maintenant à autre chose.
Le Tibet doit-il être indépendant ?
On notera que pendant 3 siècles, le Tibet était soit vassalisé par la Chine, soit autonome avec un vrai gouvernement. L’indépendance du Tibet a été pour la dernière fois proclamé en 1913 par Thubten Gyatso, 13ème Dalaï Lama. Remise en cause en 1950 avec l’armée populaire de libération chinoise. On le voit ici, l’Histoire du Tibet n’est pas linéaire. L’actuel Dalaï Lama ne dit pas autre chose en préconisant son autonomie plutôt que son indépendance. Il sait que la Chine a gagné démographiquement et économiquement. Reste à sauver cette culture, qu’il s’agisse de sa médecine traditionnel, de sa religion, ou tout simplement de son Histoire.
Ce qui m’a le plus frappé dans les images des manifestations des indépendantistes tibétains, c’est l’âge des participants. D’après mon expertise du doigt mouillé, je dirais entre 18 et 30 ans. On sent un renouveau de la flamme tibétaine. Pourtant, de cette culture, il leur en reste peu. Si l’argument chinois de comparer le Tibet à Villiers-Le-Bel est assez écoeurant et grotesque (à moins de considérer que mettre sur le même plan une dictature et une démocratie a un sens), il n’empêche qu’il m’interpelle. Prenons l’immigration des pays des ex-colonies d’Afrique du Nord en France. Ce ne sont pas les enfants de la première ni de la deuxième génération qui se revendiquent de l’autre côté de la rive méditerranéenne, mais plutôt de la troisième, à savoir ceux qui n’ont jamais mis un pied au bled ou une fois tous les 2 ans pour une quinzaine de jour. Vous en connaissez beaucoup des anciens migrants des années 70 qui s’exclament « Sur le coran !» pour signifier à son interlocuteur qu’il peut le croire sur parole ? L’être humain a besoin de repères, de racines. Si son milieu familial ne peut plus être la jonction entre lui et son héritage généalogique, il va se créer ses propres mythes. D’où une culture « pop » où Zidane et le Coran suscite même prière, fierté et sentiment d’appartenance à une communauté parallèle (Notez que pour le premier seul le sentiment d’appartenance m’est étranger).
Et puis regardons l’Histoire de France ! Combien de provinces a-t-il fallu massacrer pour assurer la centralité du pouvoir et son unité géographique ? Comment réagissons nous face à nos indépendantistes corses ?
Le cas de l’Espagne et de ses communautés autonomes est un laboratoire. Ce modèle, non sans faille si on pense à l’ETA, est-il exportable ? Est-il pertinent ?
L’indépendance du Tibet est à mon sens une chimère. Tout comme un Kosovo. Ou alors faudra t’il accepter dans le 21ème siècle naissant que chaque tribu puisse faire sécession. Pourquoi pas. Mais il faudra faire alors en sorte que l’individu ait toujours la possibilité de transgresser sa barrière communautaire, qu’il perçoive qu’il fait partie d’un plus grand ensemble. Sans quoi, il faudra reprendre la guerre, le viol et la rapine comme base de tout échange.
Nonobstant ce handicap, certes majeur pour ce qui va suivre, je voudrais aborder la question du Tibet.
Le Tibet est devenu ces dernières semaines un symbole. Pourtant, ce combat pour son indépendance n’est pas nouveau : on a vu de nombreuses stars comme Bono co-organiser des concerts de soutien au peuple tibétain. Jeux Olympiques obligent, le Tibet mène pour l’instant au score à l’international même si le revers de la médaille, maculé de sang, a un goût bien amer.
Que faire ? Faut il exiger des autorités chinoises qu’elles tuent, mais avec modération, comme pour ne pas abuser des bonnes choses ? Manger, Bouger… Tuer ?
La réponse de Nicolas Sarkozy me parait cependant adapté. Plutôt que de déclarer le boycott définitif, graduer sa réponse en fonction de l’attitude des répresseurs, garder de la latitude pour garder le dialogue avec Pékin ouvert. On respecte le jeu diplomatique. De toute façon, le régime pourrira. Il a déjà les portes qui s’ouvrent. La propriété devient privée. La démocratie est inéluctable, ce dernier combat est un baroud d’honneur. De la part des indépendantistes aussi.
Les bons sentiments ont été dégainé, passons maintenant à autre chose.
Le Tibet doit-il être indépendant ?
On notera que pendant 3 siècles, le Tibet était soit vassalisé par la Chine, soit autonome avec un vrai gouvernement. L’indépendance du Tibet a été pour la dernière fois proclamé en 1913 par Thubten Gyatso, 13ème Dalaï Lama. Remise en cause en 1950 avec l’armée populaire de libération chinoise. On le voit ici, l’Histoire du Tibet n’est pas linéaire. L’actuel Dalaï Lama ne dit pas autre chose en préconisant son autonomie plutôt que son indépendance. Il sait que la Chine a gagné démographiquement et économiquement. Reste à sauver cette culture, qu’il s’agisse de sa médecine traditionnel, de sa religion, ou tout simplement de son Histoire.
Ce qui m’a le plus frappé dans les images des manifestations des indépendantistes tibétains, c’est l’âge des participants. D’après mon expertise du doigt mouillé, je dirais entre 18 et 30 ans. On sent un renouveau de la flamme tibétaine. Pourtant, de cette culture, il leur en reste peu. Si l’argument chinois de comparer le Tibet à Villiers-Le-Bel est assez écoeurant et grotesque (à moins de considérer que mettre sur le même plan une dictature et une démocratie a un sens), il n’empêche qu’il m’interpelle. Prenons l’immigration des pays des ex-colonies d’Afrique du Nord en France. Ce ne sont pas les enfants de la première ni de la deuxième génération qui se revendiquent de l’autre côté de la rive méditerranéenne, mais plutôt de la troisième, à savoir ceux qui n’ont jamais mis un pied au bled ou une fois tous les 2 ans pour une quinzaine de jour. Vous en connaissez beaucoup des anciens migrants des années 70 qui s’exclament « Sur le coran !» pour signifier à son interlocuteur qu’il peut le croire sur parole ? L’être humain a besoin de repères, de racines. Si son milieu familial ne peut plus être la jonction entre lui et son héritage généalogique, il va se créer ses propres mythes. D’où une culture « pop » où Zidane et le Coran suscite même prière, fierté et sentiment d’appartenance à une communauté parallèle (Notez que pour le premier seul le sentiment d’appartenance m’est étranger).
Et puis regardons l’Histoire de France ! Combien de provinces a-t-il fallu massacrer pour assurer la centralité du pouvoir et son unité géographique ? Comment réagissons nous face à nos indépendantistes corses ?
Le cas de l’Espagne et de ses communautés autonomes est un laboratoire. Ce modèle, non sans faille si on pense à l’ETA, est-il exportable ? Est-il pertinent ?
L’indépendance du Tibet est à mon sens une chimère. Tout comme un Kosovo. Ou alors faudra t’il accepter dans le 21ème siècle naissant que chaque tribu puisse faire sécession. Pourquoi pas. Mais il faudra faire alors en sorte que l’individu ait toujours la possibilité de transgresser sa barrière communautaire, qu’il perçoive qu’il fait partie d’un plus grand ensemble. Sans quoi, il faudra reprendre la guerre, le viol et la rapine comme base de tout échange.
14 commentaires:
J'ai entendu à la radio Kouchner disant que de toutes façons, à part peut-être certains extrémistes, ce n'est pas ce que veulent les manifestants et le Daï lama. Ils veulent une indépendance culturelle. (arts, culte...)
J'ai l'impression que Kouchner souffre un peu quand même. Pas qu'il avale des couleuvres (il a son franc parler le bonhomme), c'est plus que la cinquantaine passée, il se met à comprendre le principe de réalité, très loin de son droit d'ingérence. Remise en cause profonde. Pas simple.
Je n'ai pas eu le temps de regarder l'émission de Mots Croisés hier qui évoquait les manifestations. Je ferais un topo demain pour élargir peut être mon billet.
je n'ai pas vu hier soir, mais j'ai vu cela c dans l'air
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_article=2603
dans les archives, tu vois aussi "un printemps en hiver" qui rejoint tes questionnements sur le climat. Généralement j'enregistre ces émissions et les écoute en repassant !
C'est sûr, historiquement il a toujours fallu péter la gueule à quelques milliers de personnes pour asseoir son autorité. Le problème c'est qu'aujourd'hui, dans un monde où on se préoccupe plus des enfants qui meurent de faim en Afrique que du clochard qui meurt de froid en bas de l'immeuble parce que eux au moins ils sont loins et on n'a pas à les croiser tous les jours, ça fait tache de péter la gueule directement aux gens. Alors peut-être, pour éviter que l'utopie qu'on appelle "Communauté internationale" ne s'indigne, faut-il utiliser des moyens plus doux.
Tout à fait ! mais pour la petite histoire, il semblerait que les derniers incidents soit nées d'un pogrom organisé par des tibétains contre des marchands chinois... A violence, violence et demi donc. Ou un "je te tiens tu me tiens" qui a débordé en revendications indépendantistes fumeuses.
Mais évidemment, en bon libéral, je suis pour la non agression qui est à mon sens la formule la plus efficace politiquement et la moins couteuse en chair. Et le spectacle est désolant.
Question éminemment naïve, london, et qui me taraude à la lecture de cette assertion presque choquante (pour les gens qui ont de la mémoire): "en bon libéral, je suis pour la non-agression", je me demande alors pourquoi tant de dictatures soutenues par les libéraux (en Amérique du Sud, avec actions pérennes des états-uniens, en Afrique et ailleurs), pourquoi les guerres du pétrole (Irak etc.) par des dits libéraux... les libéraux seraient-ils comme les islamistes: on jure qu'on est LE bon libéral/islamistemusulman gentil, et que ce sont des erreurs d'interprétation du dogme qui font qu'il y a de mauvais libéraux (ou islamistes ou...) pas gentils et qui font des guerres au nom de la liberté et de la démocratie (mais en réalité agressent les autres pays pour non-conformité à leurs intérêts) et qui protègent par la guerre leur système qui ne marche que si les autres ne sont pas en mesure d'y jouer d'égal à égal, et qu'il faut fausser quand on pourrait enfin y jouer avec de bons atouts (d'où les règles de commerce que les libéraux adorent moduler selon leurs intérêts propres et qu'ils n'hésitent pas à contourner dès lors que d'autres y deviennent plus habiles)...
Vous allez me dire qu'il faudrait s'entendre sur ce que sont "les libéraux"? Voui, je veux bien, car je ne vois pas bien, là.
(c'est une vraie question, pas une "agression" trollesque, vous m'aviez dit de venir vous critiquer, je le fais à mon petit niveau, en toute modestie, hein? mais je comprends tout à fait que vous n'ayez pas le temps de me répondre, car j'ai cru comprendre que vous avez plus de boulot: félicittions!)
oui, je sais, style "chiadé" (et qui et que et quoi...), mais c'est pour énerver encore plus (mon côté provoc', désolée)...
Je crois que tu as déjà ta réponse, Fleur, en tout cas elle est dans ton commentaire. Les libéraux sont ils néo-conservateurs ? Les libéraux sont-ils interventionnistes ?
Mais pour ce qui concerne tes critiques, même si elle ne concerne pas la pensée libérale à proprement parlé, elles sont tout à fait justes. Je les partage. Et pour moi, tu as tracé la frontière entre libéraux et (néo) conservateurs. Ce sont des disputes infinis entre nous : pour ou contre le droit d'ingérance ? Dans ma propre conception libérale, j'y suis tout à fait opposé. On n'impose pas la liberté, on la défend, mais on la promeut surement pas avec une corde autour du cou si tu vois ce dont je parle.
Impossible de ne pas être d'accord au moins sur ce point: "On n'impose pas la liberté, on la défend", en revanche, concernant le droit d'ingérence, il me semble qu'il y a une différence entre l'interventionnisme pur et dur sans que personne n'ait rien demandé et l'ingérence pour répondre à l'appel de peuples en danger. Si on imagine normal le délit de non-assistance à personne en danger, pourquoi ne pas le placer aussi à l'aune des nations et comprendre qu'il y a parfois de quoi nous taxer souvent de délit de non-assistance à peuple en danger? Si, abusés par la propagande pro-gouvernementale chinoise, nous ne bougeons jamais pour un peuple qui semble appeler à l'aide, si aucun arbitre international n'est considéré comme légitime, comment imaginer que les dictatures puissent évoluer un jour? Ou en serions-nous nous-mêmes si aucune nation n'avait voulu faire "ingérence" dans nos histoires pendant les guerres mondiales? Est-ce une raison parce qu'on ne s'est pas remué pour telle nation de ne pas le faire pour telle autre, même si dans l'absolu ce n'est pas juste en effet? Même si l'on sait que tout cela dépend de facteurs aussi divers que les amitiés entre peuples, entre élites, entre associations ou partis, les affinités entre particuliers militants ou non, les engouements des organes de presse et les stratégies de communication de chaque parti en présence ou encore les opportunités politiques...
Je ne suis pas sûre que cette conception libérale particulière qui refuse toute ingérence soit inspirée par une volonté de ne pas prendre parti; dans le sens où la très sartrienne idée qu'agir est un choix et que ne pas agir l'est aussi, il me semble que la non-ingérence n'est ni anodine ni neutre, mais dépend au contraire d'un choix très politique et idéologique qui prend le masque positif du mot "libéral" pour cacher des intentions moins avouables. Refuser l'ingérence sous prétexte de laisser faire seulement ceux qui seraient directement impliqués est déjà une forme d'ingérence car l'on prend parti -pour la "jungle", en quelque sorte, pour le plus fort... on choisit de laisser gagner "le plus fort" (la dictature) au détriment du "plus faible" (les régimes les plus fragiles car acceptant la critique et la déstabilisation perpétuelle en leur sein même), c'est tout. Rien de neutre chez la non-ingérence libérale, il me semble, elle décide juste de se ranger sans avoir "les mains sales" (très sartrien aussi) du côté des retors, des dictateurs, etc.
Sinon, pour la dernière image de votre réponse, je ne suis pas sûre de voir ce que cible "la corde au cou", il y a tant d'exemples de tous bords - et j'avoue que cette expression est dans mon esprit plutôt liée à l'idée de mariage, à fuir donc aussi - ou bien alors vous ciblez la mensongeocratie bushienne, peut-être, qui a voulu mettre le licol à l'Irak pour le mener à "la liberté" à l'américaine - et là nous serons sur la même longueur... de corde)
D'où mon envie de dire, si vous (enfin pas strictement vous tout seul mais ceux qui ont crié au loup face aux Tibétains) n'êtes pas convaincu(s) par la nécessité d'agir contre la Chine et pour le Tibet, au moins, n'en dégoûtez pas les autres, ça ce serait plus "libéral" (non?).
Je dois reconnaître que malgré sa longue démonstration peu digeste (désolé), je suis d'accord avec Fleur. Intervenir est un choix, ne pas intervenir est aussi un choix.
Le problème qu'on a, nous Français, c'est qu'on se sent soudainement préoccupé par les problèmes que connaît un pays au détriment de tous les autres. Qui parles du Tchad encore aujourd'hui ? Personne. On s'en fout Zoé, son arche et ses ouailles ont été graciés. Par contre tiens, si on envoyait des renforts de troupes en Afghanistan, ça fera plaisir à notre copain George. Pourquoi ? Parce que. C'est la politique des oeillères : on ne peut regarder qu'à un endroit à la fois.
@cheapentertainment: c'est vrai, je connais mon défaut (la longueur), j'accepte le reproche (avec en plus "désolé", ça passe mieux, héhé) sans m'en vexer.
De plus, je suis d'accord aussi sur le fait que nous passons souvent trop vite à autre chose en ayant fait semblant (parfois) de nous passionner pour une cause. L'important n'est peut-être pas tant que les "masses" zappent, habituées par de plus frivoles zappings à s'émouvoir puis à oublier, mais que quelques-uns continuent à prendre fait et cause pour ces personnes qui ont accroché notre regard. (Médiatiquement endormi, le cas Zoé peut continuer avec la proposition d'un membre de verser l'argent du jugement pour les enfants sur place, etc. et tout ne revient pas forcément au point mort après le cyclone médiatique, des graines ont pu être semées.)
@ Fleur : ah, du Sartre, ça me plait et je pense souvent aux deux thèmes que tu as évoqué, à savoir le choix et le non choix puis le militantisme avec les "Mains sales". On ne l'utilise pas forcément de la même manière, mais cela fait partie effectivement d'une part de mes convictions !
D'accord avec toi sur le fait qu'il faille distinguer interventionisme et ingérence. Sauf que je n'aime ni l'un ni l'autre. Que l'on vienne à l'aide à un Etat, oui, ce sont aussi les règles internationales qui le permettent. Mais j'avoue avoir beaucoup de mal sur la justification dans le cas contraire... surtout quand elle devient morale... avec des valeurs occidentales (pas forcément nulles non plus au demeurant). Et je crois davantage en effet à l'auto détermination des peuples. Je sais, ce n'est pas être à l'abri de beaucoup de maux mais être pour la liberté et l'imposer par la force ne sont pas pour moi compatible. Ce qui n'empêche pas la diplomatie, comme je l'ai dit. C'est à elle d'infléchir les discours fermés sur les droits de l'homme et le monde en général.
Pour revenir à notre corde, oui je crois que nous sommes sur la même longueur d'onde. C'est un exemple qui illustre mon propos d'ailleurs. Sommes nous sûr que l'ingérence ou l'interventionisme sont toujours "justes" ?
Ceci dit, je prépare un billet sur le libéralisme et je pense que la notion de "droit naturel" t'intéressera :-)
@ Marco : Vieille canaille !
En fait, la différence entre l'Afghanistan et le Tchad par exemple, c'est que dans un cas on a un dirigeant qui appelle à l'aide pour la sécurité d'un Etat (?) et dans l'autre un dirigeant qui joue sur des oeufs, contraint et forcé d'accepter des forces d'interposition.
Mais tout à fait d'accord, l'effet loupe propre aux médias correspond à cette formule triviale : quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt.
Et je m'interroge sur l'effet médiatique : est ce qu'il empire les choses (donne de la valeur à des otages par exemple, conforte les nationalismes comme en Chine) ou cela oblige t'il les gouvernements à s'ouvrir ?
Je suis davantage pour la première réponse, mais je laisse la deuxième possibilité ouverte...
J'attends le billet avec intérêt.
Bonne journée
Pareil.
(Vielle canaille toi-même. :-P)
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