Il y a des révolutions auxquelles on ne s’attend pas. Si l’information est avérée, la Gauche politique française se retrouverait à la gauche de l’échiquier cubain.
Si.
Vivement qu’Olivier Besancenot se dispute avec Marie-George Buffet et déclare : « Je suis Libéral et Trotskyste ».
À Cuba, Raul Castro met fin à «l'égalitarisme»
Au nom de la productivité, Raul Castro a décrété la fin de «l'égalitarisme» salarial. Le gouvernement a supprimé, mardi, le principe du plafond salarial, poursuivant les mesures d'assouplissement impulsées au compte-gouttes par le frère de Fidel Castro depuis son accession au pouvoir en février. «Le travailleur gagnera ce qu'il est capable de produire», a ainsi souligné le vice-ministre du Travail, Carlos Mateu. Le numéro deux du gouvernement, José Ramon Machado Ventura, est monté au créneau en clamant qu'il ne fallait «pas avoir peur des hauts salaires». Des propos iconoclastes pour un régime qui a toujours considéré la culture du profit comme un tabou. La faiblesse des rémunérations constitue l'un des principaux sujets de mécontentement dans l'île, où le salaire moyen avoisine les 408 pesos (17 dollars) alors que les prix des aliments et des vêtements ne cessent de grimper. Cette disposition doit entrer en vigueur en août.
Le Figaro, 12 Juin 2008
« Je n’aime pas les riches », qu’il disait…
Hier, j’ai eu la mauvaise idée d’allumer ma télé.
D’abord pour le 20h de France 2. Je tombe sur un reportage sur une bande de joyeux fêtards communistes qui en avaient marre de bouffer à la cantoche du Palais Bourbon (« ‘tain, encore de l’Osso Bucco !») et qui voulait se faire un saucisse-purée pépère. Le frisson prolétaire, brrr !
Après le rototo d’usage, la bouche encore ravie par le beaujolpif, j’ai cru comprendre qu’il s’agissait d’une pub de grande surface garantissant un repas complet à moins d’un euro. De ce point de vue, cela a été un succès. Mais heureusement, un pourfendeur de la malbouffe, déjà médiatisé pour quelques émissions sur une chaîne concurrente, est venu remettre de l’ordre dans tout ça. En effet, il semble que, dans ces produits à bas coût, la diététique passe au second plan. Décidemment, le bas peuple n’y entend rien en savoir manger. Et, s’ils nous font du surpoids, on ne pourra pas dire qu’on ne les avait pas prévenu. « Salaud de pauvres ! ».
Et j’espère, en écoutant le reportage suivant, qu’ils ne mettent pas en plus des taloches à leurs enfants. Europe is watching you.
Ensuite, je me suis attardé davantage sur cette chaîne, piqué par la curiosité d’écouter notre premier ministre. J’ai tenu 10 minutes. Il serait sage, compte tenu du mercato journalistique actuel, d’envisager le remplacement de Drucker à Vivement Dimanche par Arlette. Non, vraiment, je suis super content de savoir que Fillon aime bien les sports de vitesse et qu’il a un frère pianiste.
Il n’aurait plus manquer un reportage sur Arté avec des ours polaires en maillot et ma soirée aurait finit en apothéose.
Il semblerait que l’Irlande complique quelque peu la mise en place d’une Europe politique. Je lui donne raison sur un point : c’est pas elle qui a commencé.
Tant pis. Gardons l’Europe économiques et laissons les peuples se lier à leur guise, nous sommes en fin de route, je crois qu’il serait pragmatique que je l'admette.
Si.
Vivement qu’Olivier Besancenot se dispute avec Marie-George Buffet et déclare : « Je suis Libéral et Trotskyste ».
À Cuba, Raul Castro met fin à «l'égalitarisme»
Au nom de la productivité, Raul Castro a décrété la fin de «l'égalitarisme» salarial. Le gouvernement a supprimé, mardi, le principe du plafond salarial, poursuivant les mesures d'assouplissement impulsées au compte-gouttes par le frère de Fidel Castro depuis son accession au pouvoir en février. «Le travailleur gagnera ce qu'il est capable de produire», a ainsi souligné le vice-ministre du Travail, Carlos Mateu. Le numéro deux du gouvernement, José Ramon Machado Ventura, est monté au créneau en clamant qu'il ne fallait «pas avoir peur des hauts salaires». Des propos iconoclastes pour un régime qui a toujours considéré la culture du profit comme un tabou. La faiblesse des rémunérations constitue l'un des principaux sujets de mécontentement dans l'île, où le salaire moyen avoisine les 408 pesos (17 dollars) alors que les prix des aliments et des vêtements ne cessent de grimper. Cette disposition doit entrer en vigueur en août.
Le Figaro, 12 Juin 2008
« Je n’aime pas les riches », qu’il disait…
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Hier, j’ai eu la mauvaise idée d’allumer ma télé.
D’abord pour le 20h de France 2. Je tombe sur un reportage sur une bande de joyeux fêtards communistes qui en avaient marre de bouffer à la cantoche du Palais Bourbon (« ‘tain, encore de l’Osso Bucco !») et qui voulait se faire un saucisse-purée pépère. Le frisson prolétaire, brrr !
Après le rototo d’usage, la bouche encore ravie par le beaujolpif, j’ai cru comprendre qu’il s’agissait d’une pub de grande surface garantissant un repas complet à moins d’un euro. De ce point de vue, cela a été un succès. Mais heureusement, un pourfendeur de la malbouffe, déjà médiatisé pour quelques émissions sur une chaîne concurrente, est venu remettre de l’ordre dans tout ça. En effet, il semble que, dans ces produits à bas coût, la diététique passe au second plan. Décidemment, le bas peuple n’y entend rien en savoir manger. Et, s’ils nous font du surpoids, on ne pourra pas dire qu’on ne les avait pas prévenu. « Salaud de pauvres ! ».
Et j’espère, en écoutant le reportage suivant, qu’ils ne mettent pas en plus des taloches à leurs enfants. Europe is watching you.
Ensuite, je me suis attardé davantage sur cette chaîne, piqué par la curiosité d’écouter notre premier ministre. J’ai tenu 10 minutes. Il serait sage, compte tenu du mercato journalistique actuel, d’envisager le remplacement de Drucker à Vivement Dimanche par Arlette. Non, vraiment, je suis super content de savoir que Fillon aime bien les sports de vitesse et qu’il a un frère pianiste.
Il n’aurait plus manquer un reportage sur Arté avec des ours polaires en maillot et ma soirée aurait finit en apothéose.
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Il semblerait que l’Irlande complique quelque peu la mise en place d’une Europe politique. Je lui donne raison sur un point : c’est pas elle qui a commencé.
Tant pis. Gardons l’Europe économiques et laissons les peuples se lier à leur guise, nous sommes en fin de route, je crois qu’il serait pragmatique que je l'admette.
4 commentaires:
You’re back ? Great !
Y aurait-il donc une vérité objective dans la patience ?
La toute pitchounette patience d’attendre que tu reprennes la plume, enfin le clavier.
La grande, douloureuse, voire cynique patience d’attendre que les dictateurs arrivent au terme de leur vie.
La besogneuse et obstinée patience de construire l’Europe.
Je me demande dans quelle mesure, pendant ces quelques dernières décennies, Raul a courageusement attendu, ou très progressivement évolué dans sa vision des choses. Fidel l’aurait-il nommé son successeur s’il savait à quel point le frangin pensait différemment ? Raul a-t-il misé sur le temps qui passe ? Ou Fidel était-il parfaitement au courant mais voulait, à cause des méandres de l’intimité de son tempérament et de sa dose d’orgueil, demeurer le pur, le fidèle (ce n’est pas un jeu de mots, pas envie de plaisanter sur le sujet) dans les livres d’histoire ?
Quelle part de constat d’échec de la politique de Fidel chez Raul ?
Quelle part d’envie d’imiter d’autres politiques, ou plutôt, leurs résultats ?
Question subsidiaire : y a-t-il un cardiologue compétent qui suive Danielle Mitterand ?
Et s’il en était de même pour l’Union ?
Et si comme tu le dis, le plus important était l’union « à leur guise » ? Ou si au contraire, ce n’était en rien un synonyme de « fin de route » ?
Donner envie ! S’allier à quelques-uns sans pérorer sur sa supériorité. S’allier à quelques-uns dans la légalité, progresser sur certains sujets et donner envie aux autres.
Etre quelques uns à fabriquer ce qui, sous d’autres latitudes et pour d’autres domaines, a pu convaincre Raul de ne plus vouloir persévérer dans la politique du salaire maximal.
Et enfin, mais j’ai déjà été bien longue, comment fais-tu pour séparer à ce point l’économique du politique ?
Je n’ai plus le lien, mais il m’a semblé comprendre que Sarkozy a reculé face à Merkel sur la taxation des produits importés non européens fabriqués sans respect de l’effort à fournir pour une meilleure préservation de l’environnement. On parlait aussi dans ce lien de l’industrie automobile, du refus spontané allemand à instaurer des règles qui condamnerait son industrie actuelle, mais…l’article disait qu’avec le temps, et ce temps serait relativement court, les grosses cylindrées disparaîtraient d’elles-même…patience…patience ?
alors, si j'y arrive, le précédent commentaire anonyme est le mien ! ;)
Bonjour Cilia !
Je te donne tout à fait raison sur la relation entre Fidel et Raul : un homme d'un autre âge, mythique en un sens, et son frère, le pragmatique dans l'ombre.
Pour l'Europe, je suis effectivement très déçu, alors j'imagine qu'il me faudra un chouille de temps pour digérer et envisager son avenir en bleu et jaune. Si seulement la France avait été moins donneuse de leçon dans le passé, cet échec n'aurait peut être pas eu lieu. J'aimerais que "La France pays des droits de l'homme" s'attache davantage à être irréprochable : contrairement à beaucoup, je suis assez heureux que Nicolas Sarkozy soit plus pragmatique en la matière. 14 Juillet inclus...
Disons que la séparation que j'opère est liée aux structures plus qu'aux idées. Je suis libéral, et à ce titre la scission entre l'économique, le philosophique et le politique ne tient évidemment pas... Disons que le processus de décision politique est mort, tandis qu'ailleurs, pour les décisions économiques, un semblant de concertation existe.
Mais la Patience est peut être la clé...
Tiens, tu l'as peut être déjà lu, mais, moi, ça m'a fait un peu de bien ;)
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/06/sept-pistes-pou.html
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